La prochaine bombe qui attend l'économie américaine

La prochaine bombe qui attend l'économie américaine
Une source très très proche qui travaille dans une banque très très connue m'a expliqué hier soir un trutruc :

Dans les États-Unis d'Amérique du Nord, quand on a une carte bleue, on reçoit chaque fin de mois le relevé des achats effectués au cours de la période. Et sur ce même relevé, on a la possibilité d'indiquer à sa banque en cochant une simple case :

- que l'on accepte d'être débité du montant de ces achats,
- que l'on préfère régler plus tard.

Et bizarrement, pas mal de monde choisit l'option B. Jusque-là, tout est normal.

Sauf que, malins, les experts de la finance américaine ont transformé toute cette masse de dettes... en titres. Des titres qui s'échangent sur des marchés. Un peu comme ce qu'ils avaient fait avec les emprunts immobiliers...

Vois-tu ce que je veux dire ?

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 12:52

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 13:12

Dépassement autorisé...

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# Posté le lundi 05 janvier 2009 18:13

Bonne année !

(à toi, fidèle lecteur)
Bonne année !

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 06:13

L'eugénie de la lampe

Sachant que le madison toujours deux fois.
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# Posté le lundi 29 décembre 2008 12:39

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 12:16

Les gens entre eux

Les gens entre eux
Mon informateur m'indique une bonne adresse pour qui s'intéresse aux réseaux sociaux, certes en anglais, mais plutôt rigoureuse dans son analyse (pas moins de 597 services testés).

On n'imagine pas à quel point les gens aiment se retrouver, mais entre eux.

Par exemple :

- Entre beaux
- Entre vieux
- Entre fumeurs
- Entre buveurs de bière
- Entre gothiques
- Entre soldats
- Entre bricoleurs
- Entre déconneurs
...

Hé t'sais t'es rat, Hé t'sais t'es rat...


# Posté le dimanche 14 décembre 2008 06:17

Socalled - You Are Never Alone

And frankly there is nothing so unusual about being a jewish cowboy

Cowboy
Im a cowboy
On a trail to nowhere all i have is a horse
Even he who could lead if he broke free of this
Curse
All i got memories they arnt even mine
In the drag when wails till the song has gone away

At night i look to the stars
Well they say got it from me
At night i look to the stars
They say got it from me

Cowboy
Im a cowboy

As i ride just a road the journey of my life
Through the world with no love
I stop and wonder why
As i come to a town and lay my saddle down
Then i turn want some peace
But theres nowhere to be found

What time are we rollin free
At night i look to the stars
Thats when i heard someone scream to me
You are on your own
At night i look to the stars
Well they say got it from me

This is striaght from the horses mouth
We are beried treasure
Rag of bones travelled on gravelled
Car battaled on drugged for ever ever

This is straight from the horses mouth
We are beried treasure
Rag of bones travelled on gravel
Car battled on drugged for ever ever

Bounty on ma head spurs on your feet
We are out of towners the county
Gives us grief
Eyen our horses we gallop at light speed
New sherif from town
I still think of discription
Till they stressen me doin like ashtrays
What they clever maintaian
Cos am chosen like hyrogrific inscriptions
To be decoded by those who aint frozen

Cowboy
Im a cowboy

Now theres no tomorro
Only yestarday
To live in the past
Is to ride your life away

I can flee in ma bones
I will die all alone
Back down to the ground
Of the siege brush wait for me

What time are we rollin free
At night i look to the stars
Thats when i heard someone scream to me
You are on your own
At night i look to the stars
Well they say got it from me

Cowboy
You are never alone
Im a cowboy
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# Posté le mardi 09 décembre 2008 18:05

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 17:35

Socalled sings "(These are) The Good Old Days"

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# Posté le mardi 09 décembre 2008 17:58

Je ne laisse pas mourir les enfants pauvres !

Je ne laisse pas mourir les enfants pauvres !
Toi aussi tu veux cette image sur ton blog, ca se passe sur le blog maillondelachaine.skyrock.com

# Posté le lundi 01 décembre 2008 12:24

Roman de gare

Roman de gare
Cet ouvrage n'aurait sans doute jamais vu le grand jour, s'il n'avait été mis en relation avec une entreprise de sabotage de lignes TGV. Cette histoire d'ultra gauche terroriste, rapidement balayée d'un revers de dépêche AFP, m'a intrigué. J'ai voulu lire. Et autant dire que ça change du discours politique ambiant. Radicalement.






L'INSURRECTION QUI VIENT

Sous quelque angle qu'on le prenne, le présent est sans issue. Ce n'est pas la moindre de ses vertus. À ceux qui voudraient absolument espérer, il dérobe tout appui. Ceux qui prétendent détenir des solutions sont démentis dans l'heure. C'est une chose entendue que tout ne peut aller que de mal en pis. « Le futur n'a plus d'avenir » est la sagesse d'une époque qui en est arrivée, sous ses airs d'extrême normalité, au niveau de conscience des premiers punks.

La sphère de la représentation politique se clôt. De gauche à droite, c'est le même néant qui prend des poses de cador ou des airs de vierge, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d'après les dernières trouvailles du service communication. Ceux qui votent encore donnent l'impression de n'avoir plus d'autre intention que de faire sauter les urnes à force de voter en pure protestation. On commence à deviner que c'est en fait contre le vote lui-même que l'on continue de voter. Rien de ce qui se présente n'est, de loin, à la hauteur de la situation. Dans son silence même, la population semble infiniment plus adulte que tous les pantins qui se chamaillent pour la gouverner. N'importe quel chibani de Belleville est plus sage dans ses paroles qu'aucun de nos soi-disant dirigeants dans toutes ses déclarations. Le couvercle de la marmite sociale se referme à triple cran tandis qu'à l'intérieur la pression ne cesse de monter. Parti d'Argentine, le spectre du Que se vayan todos ! commence à sérieusement hanter les têtes dirigeantes.

L'incendie de novembre 2005 n'en finit plus de projeter son ombre sur toutes les consciences. Ces premiers feux de joie sont le baptême d'une décennie pleine de promesses. Le conte médiatique des banlieues-contre-la-République, s'il ne manque pas d'efficacité, manque la vérité. Des foyers ont pris jusque dans les centres-villes, qui ont été méthodiquement tus. Des rues entières de Barcelone ont brûlé en solidarité, sans que nul n'en sache rien que leurs habitants. Et il n'est même pas vrai que le pays ait depuis lors cessé de flamber. On trouve parmi les inculpés toutes sortes de profils que n'unifie guère que la haine de la société existante, et non l'appartenance de classe, de race ou de quartier. L'inédit ne réside pas dans une « révolte des banlieues » qui n'était déjà pas nouvelle en 1980, mais dans la rupture avec ses formes établies. Les assaillants n'écoutent plus personne, ni les grands frères ni l'association locale qui devrait gérer le retour à la normale. Aucun SOS Racisme ne pourra plonger ses racines cancéreuses dans cet événement-là, à quoi seules la fatigue, la falsification et l'omertà médiatiques ont pu feindre de mettre un terme. Toute cette série de frappes nocturnes, d'attaques anonymes, de destructions sans phrases a eu le mérite d'ouvrir à son maximum la béance entre la politique et le politique. Nul ne peut honnêtement nier la charge d'évidence de cet assaut qui ne formulait aucune revendication, aucun message autre que de menace ; qui n'avait que faire de la politique. Il faut être aveugle pour ne pas voir tout ce qu'il y a de purement politique dans cette négation résolue de la politique; ou ne rien connaître aux mouvements autonomes de la jeunesse depuis trente ans. On a brûlé en enfants perdus les premiers bibelots d'une société qui ne mérite pas plus d'égards que les monuments de Paris à la fin de la Semaine sanglante, et qui le sait. Il n'y aura pas de solution sociale à la situation présente. D'abord parce que le vague agrégat de milieux, d'institutions et de bulles individuelles que l'on appelle par antiphrase « société » est sans consistance, ensuite parce qu'il n'y a plus de langage pour l'expérience commune. Et l'on ne partage pas des richesses si l'on ne partage pas un langage. Il a fallu un demi-siècle de lutte autour des Lumières pour fondre la possibilité de la Révolution française, et un siècle de lutte autour du travail pour accoucher du redoutable «État providence ». Les luttes créent le langage dans lequel se dit le nouvel ordre. Rien de semblable aujourd'hui. L'Europe est un continent désargenté qui va faire en cachette ses courses chez Lidl et voyage en low cost pour encore voyager. Aucun des « problèmes » qui se formulent dans le langage social n'y admet de résolution. La « question des retraites », celle de la « précarité », des « jeunes» et de leur «violence» ne peuvent que rester en suspens, pendant que l'on gère policièrement les passages à l'acte toujours plus saisissants qu'elles recouvrent. On n'arrivera pas à enchanter le fait de torcher à vil prix des vieillards abandonnés des leurs et qui n'ont rien à dire. Ceux qui ont trouvé dans les voies criminelles moins d'humiliation et plus de bénéfices que dans l'entretien de surfaces ne rendront pas leurs armes, et la prison ne leur inculquera pas l'amour de la société. La rage de jouir des hordes de retraités ne supportera pas à plat ventre des coupes sombres dans ses rentes mensuelles, et ne peut que s'exciter davantage devant le refus du travail d'une large fraction de la jeunesse. Pour finir, aucun revenu garanti accordé au lendemain d'un quasi-soulèvement ne posera les bases d'un nouveau New Deal, d'un nouveau pacte, d'une nouvelle paix. Le sentiment social s'est bien trop évaporé pour cela. En fait de solution, la pression pour que rien ne se passe, et avec elle le quadrillage policier du territoire, ne vont cesser de s'accentuer. Le drone qui, de l'aveu même de la police, a survolé le 14 juillet dernier la Seine-Saint-Denis dessine le futur en couleurs plus franches que toutes les brumes humanistes. Que l'on ait pris le soin de préciser qu'il n'était pas armé énonce assez clairement dans quelle voie nous sommes engagés. Le territoire sera découpé en zones toujours plus étanches. Des autoroutes placées en bordure d'un « quartier sensible » font un mur invisible et tout à fait à même de le séparer des zones pavillonnaires. Quoi qu'en pensent les bonnes âmes républicaines, la gestion des quartiers «par communauté» est de notoriété la plus opérante. Les portions purement métropolitaines du territoire, les principaux centres-villes, mèneront dans une déconstruction toujours plus retorse, toujours plus sophistiquée, toujours plus éclatante, leur vie luxueuse. Elles éclaireront toute la planète de leur lumière de bordel pendant que les patrouilles de la BAC, de compagnies de sécurité privées, bref : les milices, se multiplieront à l'infini, tout en bénéficiant d'une couverture judiciaire toujours plus impudente. L'impasse du présent, partout perceptible, est partout déniée. Jamais tant de psychologues, de sociologues et de littérateurs ne s'y seront employés, chacun dans son jargon spécial où la conclusion est spécialement manquante. Il suffit d'entendre les chants de l'époque, les bluettes de la « nouvelle chanson française » où la petite bourgeoisie dissèque ses états d'âme et les déclarations de guerre de la mafia K'1Fry, pour savoir qu'une coexistence cessera bientôt, qu'une décision est proche.

Ce livre est signé d'un nom de collectif imaginaire. Ses rédacteurs n'en sont pas les auteurs. Ils se sont contentés de mettre un peu d'ordre dans les lieux communs de l'époque, dans ce qui se murmure aux tables des bars, derrière la porte close des chambres à coucher. Ils n'ont fait que fixer les vérités nécessaires, celles dont le refoulement universel remplit les hôpitaux psychiatriques et les regards de peine. Ils se sont faits les scribes de la situation. C'est le privilège des circonstances radicales que la justesse y mène en bonne logique à la révolution. Il suffit de dire ce que l'on a sous les yeux et de ne pas éluder la conclusion.

# Posté le lundi 17 novembre 2008 17:43

Modifié le mardi 18 novembre 2008 02:59